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Ranunculus repens

Ranunculus repens Ranunculus repens
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Ranunculus repens Ranunculus repens

Ranunculus repens — le renoncule rampante, appartient à la famille des Renonculacées. Vivace commune dans toute l'Europe tempérée et en Asie, elle est l'une des plantes herbacées les plus répandues en France, présente dans pratiquement tous les milieux ouverts frais à humides.

Autour de Luzarches, on la rencontre partout où le sol reste frais ou légèrement humide une bonne partie de l'année : bords de fossés, prairies mésophiles à humides, lisières de boisements, jardins, bords de chemins, berges de l'Ysieux et de ses affluents. Elle supporte bien les sols compactés et peut coloniser rapidement les zones perturbées ou piétinées, ce qui en fait une compagne fidèle des abords de mares et des prairies pâturées.

La plante émet de longs stolons rampants, rougeâtres, qui s'enracinent aux nœuds et lui permettent de couvrir rapidement de grandes surfaces. Les tiges florales sont dressées, atteignant 20 à 50 cm. Les feuilles sont trilobées, à lobes eux-mêmes profondément découpés et dentés, vert moyen à vert foncé, souvent marquées de taches pâles diffuses à la jonction des nervures, caractère utile pour la distinguer d'autres renoncules communes. Toute la plante est velue, nettement pubescente au toucher.

Les fleurs, à cinq pétales d'un jaune d'or brillant et vernissé, sont portées par des pédoncules sillonnés, ce dernier détail constituant un critère de détermination commode pour la distinguer de Ranunculus acris, dont les pédoncules sont lisses et cylindriques. Le réceptacle central est globuleux, vert pâle, entouré d'une couronne serrée d'étamines jaunes.

Dans la nature, sa floraison s'étend de mai à août, parfois jusqu'en septembre dans les stations fraîches.

Comme toutes les renoncules, la plante est toxique à l'état frais, contenant de la ranunculine qui se transforme en protoanémonine irritante au contact de l'air ou lors du broyage. Cette toxicité décourage efficacement le bétail, qui l'évite généralement dans les prairies pâturées, ce qui contribue paradoxalement à sa prolifération dans les zones surpâturées où la concurrence végétale est affaiblie. Une fois séchée dans le foin, la substance se dégrade et la plante devient inoffensive.