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Orobanche purpurea

Orobanche purpurea Orobanche purpurea

Orobanche purpurea — orobanche pourpre

Annuelle ou bisannuelle de la famille des Orobanchacées, cette orobanche se distingue de la plupart de ses congénères par une couleur franchement violette à bleu-violet, immédiatement frappante sur le terrain. Elle est présente dans une grande partie de l'Europe tempérée, du centre de la péninsule ibérique jusqu'en Russie occidentale, mais reste partout assez peu commune. En France, elle est signalée de manière dispersée, avec une tendance à se raréfier vers le nord. Les données Florif indiquent sa présence en Île-de-France, où elle demeure une plante à surveiller.

Son hôte principal appartient au genre Achillea, et plus particulièrement à l'achillée millefeuille, plante très commune des prairies, des bords de chemins et des coteaux herbeux. Cette spécificité oriente directement la prospection vers les pelouses calcaires, les coteaux exposés et les bords de chemins enherbés, milieux bien représentés autour de Luzarches. La végétation visible en arrière-plan des photographies, avec des graminées et des plantes de prairie, correspond tout à fait à ce type de milieu ouvert.

La tige est dressée, sombre, presque noire à brun très foncé sur les individus vigoureux, couverte de poils glanduleux, atteignant 20 à 40 centimètres. Cette teinte sombre de la tige, très visible sur la photographie d'ensemble, contraste fortement avec la couleur violette des fleurs et constitue l'un des premiers signes d'identification. Les écailles qui garnissent la tige sont elles aussi sombres, brun noirâtre, lancéolées. L'épi est assez lâche, avec des fleurs bien espacées, bien individualisées, ce qui lui donne un port aéré assez différent de celui d'Orobanche hederae. Les fleurs sont nettement tubulaires, à deux lèvres, d'un bleu-violet à violet assez soutenu sur toute leur surface, sans contraste marqué entre tube et lobes. Les bords des lobes sont finement ondulés mais peu frangés, nettement moins crépus que chez les deux espèces précédentes. Le stigmate est de la même teinte violette que la corolle, ce qui rend l'ensemble de la fleur remarquablement homogène dans sa couleur. Les bractées sont longues, étroites, brun noirâtre, bien visibles entre les fleurs.

Cette homogénéité de la couleur violette sur toute la plante, tige sombre comprise, est suffisamment rare parmi les orobanches d'Île-de-France pour orienter l'identification sans hésitation majeure, sous réserve de confirmer la présence d'achillée à proximité immédiate.

Dans la nature, sa floraison s'étend de mai à juillet.

Orobanche purpurea est considérée comme peu commune à rare dans le bassin parisien, et sa rencontre sur les coteaux calcaires du Val-d'Oise mérite d'être notée et signalée aux bases de données naturalistes régionales. Sa couleur la rend heureusement moins susceptible d'être confondue avec les autres orobanches locales, ce qui facilite sa détection même pour un observateur peu familier du genre.