Hedera helix
Hedera helix, lierre grimpant
Plante vivace ligneuse de la famille des Araliacées. Le lierre accompagne depuis longtemps les arbres, les murs et les rochers, avec lesquels il forme des paysages familiers dans toute l’Europe.
Très répandu en France, il est présent dans presque toutes les régions. On le rencontre aussi bien dans les forêts que dans les haies, les parcs ou les vieux murs.
Autour de Luzarches, il est omniprésent dans les lisières de la forêt de Chantilly, sur les troncs en sous-bois, le long des chemins ombragés ou encore sur les talus frais. Il profite des milieux forestiers et des haies anciennes, mais peut aussi s’étaler au sol dans les zones humides ou ombragées, notamment près des berges de l’Ysieux.
Son port change avec l’âge. Les jeunes tiges rampent ou grimpent, munies de nombreuses racines adventives brunâtres qui s’accrochent au support comme de petits crampons. Les feuilles sont alors lobées, persistantes, d’un vert sombre et luisant. À maturité, lorsque la plante atteint la lumière, les rameaux deviennent dressés et portent des feuilles entières, ovales, très différentes des premières.
Les fleurs apparaissent sur ces rameaux adultes. Elles sont discrètes, verdâtres, regroupées en ombelles sphériques. Les fruits sont des baies noires, bien visibles en hiver.
Dans la nature, sa floraison s’étend de septembre à novembre. Les fruits mûrissent ensuite en fin d’hiver, offrant une ressource alimentaire à une période où elle est rare.
Le lierre souffre d’une réputation tenace. On entend souvent qu’il étouffe ou étrangle les arbres. En réalité, il ne s’enroule pas en serrant le tronc et n’exerce pas de pression capable de l’étrangler. Ses racines aériennes servent uniquement à se fixer, sans pénétrer dans le bois ni détourner la sève. Il ne s’agit pas d’un parasite.
Lorsque des arbres dépérissent sous le lierre, la cause est généralement ailleurs. Le lierre profite souvent d’arbres déjà affaiblis, de vieux sujets ou de milieux perturbés. Il peut alors devenir très abondant, alourdir les branches ou masquer le feuillage, ce qui accentue une fragilité existante, sans en être l’origine.
Dans les boisements de la région, il n’est pas rare de voir de grands arbres entièrement couverts de lierre rester vigoureux pendant des décennies. Le lierre agit davantage comme un compagnon opportuniste que comme un destructeur.
Il joue même un rôle important. Sa floraison tardive attire de nombreux insectes en automne, et ses baies nourrissent les oiseaux en hiver. Son feuillage persistant offre abri et protection à une petite faune discrète.
Dans les usages traditionnels, ses feuilles ont été employées pour des préparations destinées aux soins externes. Ses fruits, eux, sont connus pour être toxiques et ne sont pas consommés.