Galium mollugo
Galium mollugo — gaillet commun, gaillet blanc
Vivace appartenant à la famille des Rubiacées, le gaillet commun est l'une des espèces du genre les plus répandues en Europe tempérée, présente de la péninsule ibérique jusqu'en Scandinavie méridionale et à l'Asie centrale occidentale. En France, il est commun dans la quasi-totalité des départements de plaine et de moyenne altitude.
Aux abords de Luzarches, c'est une plante des prairies mésophiles à mésoxérophiles, des bords de chemins enherbés, des talus, des lisières et des ourlets herbacés. Elle est particulièrement bien représentée dans les milieux ouverts du Pays de France, sur les coteaux calcaires et les friches sèches à semi-sèches. Les deux photos illustrent bien ces situations, la plante formant en pleine floraison des nappes blanches remarquables dans la végétation prairiale, souvent en compagnie de graminées hautes.
Le port est étalé à semi-dressé, avec des tiges grêles, quadrangulaires, souples et légèrement retombantes qui s'appuient volontiers sur la végétation environnante. La hauteur varie généralement entre quarante centimètres et un mètre, voire davantage dans les stations bien pourvues. Les tiges sont lisses ou très légèrement rugueuses, sans les crochets accrochants que l'on observe chez le gaillet accrochant. Les feuilles sont étroites, lancéolées, réunies en verticilles de six à huit à chaque nœud, avec une nervure centrale bien marquée et un mucron terminal court. Leur texture est souple, vert moyen à vert foncé, sans la rugosité prononcée de certaines espèces voisines.
Les fleurs sont minuscules, à quatre pétales blancs soudés à la base en une corolle en étoile très ouverte, avec une pointe fine à l'extrémité de chaque lobe. Elles sont réunies en panicules très ramifiées et fournies, ce qui donne à la plante en fleur cet aspect vaporeux et neigeux visible de loin. Les pédicelles floraux sont fins et étalés. Les fruits sont de petits diakènes lisses, peu visibles, noirâtres à maturité.
Dans la nature, sa floraison s'étend de juin à septembre.
Le genre Galium pose des difficultés d'identification récurrentes sur le terrain, notamment entre Galium mollugo et Galium album, ce dernier étant parfois traité comme espèce distincte ou comme sous-espèce selon les flores de référence. La distinction repose sur des caractères fins comme l'angle des pédicelles fructifères et la taille des corolles, et une détermination rigoureuse peut nécessiter l'examen de matériel en fruits. Dans l'usage courant du terrain, le nom de gaillet commun recouvre souvent ce complexe d'espèces proches.
Comme plusieurs autres gaillets, Galium mollugo a été utilisé dans la tradition herboriste populaire, notamment en application externe pour certaines affections cutanées, et les parties aériennes entraient dans des préparations diurétiques légères. Ces usages, modestes comparés à ceux du gaillet vrai ou de la caille-lait jaune, sont mentionnés dans plusieurs flores médicinales anciennes sans avoir jamais occupé une place centrale dans la pharmacopée.