Clematis vitalba

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Clematis vitalba — clématite des haies, herbe aux gueux, vigne blanche

Vivace lianescente de la famille des Renonculacées, la clématite des haies est l'une des rares lianes ligneuses véritablement indigènes de la flore française. Elle est répandue dans toute l'Europe tempérée, des îles Britanniques au Caucase, et se rencontre partout en France, sauf dans les régions les plus froides ou les plus sèches.

Elle affectionne les haies, les lisières forestières, les bords de chemins et les fourrés sur sols calcaires ou frais. Autour de Luzarches, elle est facilement observable en bordure des haies bocagères, sur les lisières exposées de la forêt de Chantilly, et le long des chemins qui longent les zones humides proches de l'Ysieux. C'est une plante de lumière qui cherche le bord, jamais le cœur de la forêt.

Ses tiges volubiles s'accrochent aux supports par ses pétioles feuillus qui s'enroulent comme des vrilles. Les feuilles sont composées de cinq folioles ovales, légèrement dentées. Les fleurs, blanc crème et légèrement parfumées, sont regroupées en larges panicules très fournies qui couvrent littéralement les fourrés en été. Les fruits sont de petits akènes prolongés d'un style plumeux argenté qui persistent tout l'hiver, donnant aux buissons colonisés leur aspect caractéristique de masses cotonneuses.

Les tiges peuvent grimper aussi haut que le permet le support, envahissant parfois la cime d'arbres de haie de quinze à vingt mètres, comme on peut l'observer sur certaines lisières de la région où la plante finit par envelopper l'arbre entier d'un manteau de tiges retombantes, spectaculaire en hiver quand les akènes plumeux persistent après la chute des feuilles.

Dans la nature, sa floraison s'étend de juillet à septembre.

Le surnom d'herbe aux gueux évoque une pratique ancienne selon laquelle des mendiants auraient utilisé des plantes irritantes pour se provoquer de fausses plaies. Plusieurs Renonculacées ont été associées à cet usage, et l'attribution précise à la clématite reste incertaine. La plante contient bien de l'anémonine, substance irritante et toxique, mais la prudence s'impose avant de lui attribuer avec certitude ce rôle peu reluisant.