Carlina vulgaris

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Carlina vulgaris
Carlina vulgaris L. — carline commune, chardon doré Astéracées. Bisannuelle, parfois annuelle.

Répandue dans toute l'Europe tempérée, la carline commune est une plante des milieux secs et ouverts, caractéristique des pelouses calcaires, des talus exposés, des landes et des bords de chemins sur substrat pauvre. Elle supporte bien la sécheresse estivale et se maintient dans les milieux peu ou pas fertilisés, reculant là où la végétation se referme ou où les sols sont enrichis.

Autour de Luzarches, c'est sur les coteaux calcaires et les pelouses sèches que l'on a le plus de chances de la rencontrer, ainsi que sur les talus des chemins creux, les friches sèches et les lisières exposées au sud. Le territoire présente plusieurs secteurs favorables à ce type de végétation, notamment sur les versants ensoleillés de la vallée de l'Ysieux et les marges des plateaux crayeux.

La première année, la plante se présente sous la forme d'une rosette basale appliquée au sol, aux feuilles profondément lobées, épineuses, d'un vert grisâtre légèrement cotonneux en dessous. C'est en deuxième année qu'elle monte en tige, dressée et ramifiée, atteignant généralement vingt à soixante centimètres selon la richesse du milieu. Les feuilles caulinaires sont sessiles, décurrentes sur la tige, armées de dents épineuses bien visibles.

Les capitules sont ce qui rend la plante immédiatement reconnaissable. Les bractées externes de l'involucre sont vertes et épineuses, semblables à celles d'un chardon. Les bractées internes, longues et étroites, sont paillées, d'un blanc jaunâtre à beige doré, étalées en rayons autour d'un disque central brun doré couvert de fleurs tubulées mauves à violacées. Cet ensemble en soleil, sec et brillant, est l'un des spectacles les plus caractéristiques des pelouses calcaires à la fin de l'été. Les photographies montrent bien les différents stades, du bouton encore entièrement vert au capitule épanoui puis desséché, qui persiste sur pied tout l'hiver.

Dans la nature, sa floraison s'étend de juillet à septembre, avec un pic en août sur les stations calcaires de la région parisienne.

La carline possède une propriété hygroscopique bien documentée : les bractées internes s'étalent par temps sec et se referment par temps humide, ce qui a valu à la plante d'être utilisée comme baromètre rudimentaire dans les campagnes. Cette réponse mécanique à l'humidité persiste même sur les capitules séchés et détachés, et les têtes de carline accrochées aux portes des granges ou des maisons rurales servaient traditionnellement à anticiper la pluie. Cet usage est attesté dans de nombreuses régions d'Europe.

Ses capitules secs, solides et décoratifs, se maintiennent debout tout l'hiver, offrant des graines accessibles aux chardonnerets et aux tarins qui les visitent régulièrement dès l'automne.