Vivace de la famille des Plantaginacées, cette véronique est une espèce strictement pyrénéenne, endémique du massif, où elle colonise les rochers, les fissures de falaises et les pelouses rocailleuses d'altitude, généralement entre 1 800 et 2 800 mètres, sur substrats calcaires ou siliceux.
Elle forme des coussins prostrés très denses, de 3 à 8 cm de hauteur seulement, épousant étroitement la roche sur laquelle elle s'installe. Les feuilles sont très petites, arrondies à ovales, charnues, d'un vert brillant, à bords légèrement crénelés, ce qui lui vaut son épithète nummularia, évoquant de petites pièces de monnaie disposées le long des tiges rampantes.
Les fleurs sont d'un bleu-violet intense à bleu profond, réunies en petits groupes serrés qui couvrent le coussin au point de masquer presque entièrement le feuillage en pleine floraison. L'effet est particulièrement dense et coloré pour une plante de cette taille.
Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de juillet à août selon l'altitude.
En culture, elle exige un drainage parfait, une exposition ensoleillée, et supporte mal l'humidité stagnante hivernale. Elle se plaît en fissures de rochers, en bac alpin ou en rocaille calcaire bien construite. C'est une des véroniques alpines les plus recherchées par les collectionneurs de plantes de montagne.