Vivace de la famille des Mélanthiacées, le vératre blanc est largement répandu dans les montagnes d'Europe, d'Asie centrale et du Japon. Dans les Alpes et les Pyrénées, il est l'une des plantes les plus caractéristiques des pâturages d'altitude, des mégaphorbiaies et des combes humides, entre 1 000 et 2 500 mètres environ. Il affectionne les sols profonds, frais à humides, riches en azote.
La plante est imposante, atteignant 80 à 150 cm en fleurs. Son port dressé et architectural est immédiatement reconnaissable, mais c'est surtout le feuillage qui frappe dès le printemps : de grandes feuilles ovales-elliptiques, fortement plissées et nervurées en éventail, d'un vert tendre, gainant la tige en alternance régulière.
Les fleurs sont petites, étoilées, verdâtres à blanc-verdâtre, réunies en une longue panicule terminale dense et ramifiée. Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de juillet à août.
Toute la plante est hautement toxique, contenant des alcaloïdes stéroïdiens puissants. Les jeunes pousses printanières poussent fréquemment mêlées à celles de la gentiane jaune, comme on peut l'observer sur l'une des photographies, et cette confusion au stade végétatif est à l'origine d'intoxications graves documentées dans la littérature médicale alpine.
En culture, il demande un sol frais, profond et riche, à mi-ombre ou au soleil, sans sécheresse estivale. Il convient aux compositions naturalistes de grande ampleur.