Petit arbuste persistant de la famille des Éricacées, l'airelle rouge ou airelle des montagnes est répandue à travers toute l'Europe boréale et montagnarde, de la Scandinavie aux Alpes, aux Pyrénées et aux Carpates, ainsi qu'en Asie septentrionale et en Amérique du Nord. Elle occupe les landes à éricacées, les sous-bois clairs de conifères, les tourbières et les pelouses rocailleuses acides, depuis les plaines nordiques jusqu'à plus de 2 500 mètres d'altitude dans les massifs alpins.
Elle forme des tapis ou coussinets bas et denses, rarement au-delà de 15 à 25 cm de hauteur, se propageant lentement par stolons souterrains. Le feuillage persistant est l'un de ses traits les plus immédiatement distinctifs par rapport à la myrtille commune : les feuilles sont ovales, coriaces, d'un vert foncé luisant sur la face supérieure, ponctuées de petits points brun-noirâtre sur la face inférieure, à bords légèrement enroulés.
Les fleurs, réunies en petites grappes pendantes terminales, sont de fines clochettes blanc pur à légèrement rosées, aux sépales rougeâtres contrastant joliment avec la corolle. Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de mai à juillet selon l'altitude ; en culture sous nos latitudes, elle intervient généralement en mai-juin.
Les baies rouge vif, acidulées, sont comestibles et très utilisées dans les cuisines scandinaves et d'Europe centrale, en gelées et sauces accompagnant le gibier. Leur récolte traditionnelle est encore courante dans de nombreuses régions montagnardes.
En culture, elle exige un sol acide, tourbeux ou sableux, frais, sans calcaire, à exposition mi-ombragée à ensoleillée. Elle convient parfaitement aux jardins de bruyères, aux rocailles en sol acide et aux compositions naturalisées.