Ce cultivar porte le nom d'une commune du Maine-et-Loire, ce qui désigne sans ambiguïté une sélection ou une mise en commerce française. Il est attribué à l'ancienne pépinière Lepage, établissement angevin qui a joué un rôle notable dans la diffusion de plantes vivaces en France au cours du vingtième siècle. Le nom n'est pas enregistré dans les répertoires internationaux de cultivars connus, et l'identité botanique exacte de cette plante reste incertaine ; son port, son feuillage et son comportement la rapprochent très vraisemblablement de Phlox douglasii, famille des Polémoniacées, mais cette attribution ne peut être confirmée avec certitude.
Elle forme un coussin dense et modérément bombé, atteignant 5 à 10 cm de hauteur, au feuillage composé de petites feuilles linéaires d'un vert vif, caractéristiques du groupe douglasii. La floraison est généreuse et couvre bien le coussin.
Les fleurs se distinguent par une teinte particulièrement douce, un rose lilas très pâle tirant vers le lavande clair, avec un petit œil central brun-rouge. Les pétales sont larges, légèrement chevauchants, ce qui donne aux fleurs un aspect plein et arrondi. Cette couleur délicate, l'une des plus claires que l'on rencontre dans ce groupe, constitue le trait le plus immédiatement reconnaissable du cultivar. En culture, la floraison intervient généralement en mai-juin.
Comme pour l'ensemble des phlox nains de ce type, elle requiert un sol très bien drainé, pauvre à modérément fertile, en pleine exposition solaire, et ne supporte pas l'humidité stagnante en hiver.