Vivace de la famille des Astéracées, Helichrysum bellidioides est originaire de Nouvelle-Zélande, où il est largement répandu dans les deux îles principales. Il y colonise les prairies alpines, les éboulis rocheux, les versants ouverts et les crêtes ventées, depuis les étages subalpins jusqu'aux zones de haute montagne, souvent au-dessus de 1 000 mètres.
La plante forme un tapis rampant et dense, de 5 à 10 cm de hauteur, s'étalant progressivement sur les rochers et entre les pierres. Les tiges grêles, ligneuses à la base, portent de petites feuilles ovales à spatulées, vert foncé sur la face supérieure et couvertes d'un feutrage blanc serré en dessous, contraste saisissant qui se retrouve fréquemment chez les plantes alpines néo-zélandaises soumises aux vents froids et à l'ensoleillement intense.
Les capitules, solitaires au sommet de courtes tiges dressées, s'ouvrent en fleurs blanches à bractées scarieuses bien étalées en rayons réguliers, autour d'un disque central jaune-vert pâle. Leur ressemblance avec de petites marguerites papyracées explique l'épithète bellidioides. Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de novembre à janvier, dans l'hémisphère sud ; en culture sous nos latitudes, elle intervient de mai à juillet.
En rocaille, elle demande un sol bien drainé, légèrement acide à neutre, en plein soleil ou mi-ombre légère. Rustique jusqu'à environ -10 °C en sol sec, elle redoute surtout l'humidité hivernale stagnante. Sa générosité florale et son port couvrant en font une tapissante précieuse pour les rocailles de style naturel.