Gentianella campestris

Gentianella campestris
Gentianella campestris

photographiée dans les Alpes

Annuelle ou bisannuelle de la famille des Gentianacées, la gentianelle des champs est répandue dans les prairies maigres, les pelouses et les pâturages d'altitude d'Europe centrale et septentrionale, des plaines scandinaves jusqu'aux alpages des Alpes, des Pyrénées et des Carpates, où elle monte jusqu'à 2 800 mètres.

Elle forme de petites touffes dressées et ramifiées, de 5 à 30 cm de hauteur selon l'altitude et les conditions. Les tiges sont souvent teintées de rouge-brun, ce qui lui confère un aspect particulier même hors floraison. Les feuilles, opposées, sont ovales à lancéolées, d'un vert moyen légèrement lustré.

Les fleurs, à quatre lobes étalés — caractère distinctif par rapport aux gentianes à cinq lobes —, sont d'un lilas-violet franc, avec une gorge garnie de franges blanchâtres typiques du genre. Elles sont portées en cymes ramifiées et généreusement fleuries.

Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de juillet à octobre selon l'altitude, faisant de cette espèce l'une des dernières touches de couleur des pelouses alpines à l'entrée de l'automne.

La cultiver est un défi. Comme beaucoup de Gentianacées, elle entretiendrait des relations étroites avec des champignons mycorhiziens du sol, ce qui expliquerait les échecs fréquents des semis en substrat stérile. Les meilleures chances de réussite passent par un semis à l'automne, directement en place, sur un sol déjà végétalisé et non remanié, pauvre, bien drainé et de préférence légèrement calcaire. Certains praticiens mélangent les graines avec un peu de terre prélevée sur le site d'origine. Annuelle ou bisannuelle, elle ne peut se maintenir qu'en se ressemant librement : il faut laisser les graines mûrir sur pied et éviter tout travail du sol à son voisinage.