Arbuste à feuilles persistantes de la famille des éricacées, la bruyère cendrée est native de l'Europe atlantique et sub-atlantique, des îles Britanniques et de l'Irlande jusqu'à la péninsule ibérique, la France et le nord-ouest de l'Italie. Elle colonise les landes ouvertes, les pentes rocailleuses siliceuses, les bords de falaises et les clairières sur sols acides et bien drainés, depuis le niveau de la mer jusqu'à environ 1 000 mètres d'altitude.
Elle forme un sous-arbrisseau dense et ramifié, de 20 à 60 cm de hauteur, aux tiges ligneuses brun-rougeâtre. Les feuilles, très petites, linéaires et disposées en verticilles de trois, sont d'un vert foncé et luisant, ce qui la distingue nettement d'Erica tetralix dont le feuillage est grisâtre et tomenteux. Les fleurs, en urne allongée, sont d'un rose vif à pourpre magenta, regroupées en grappes terminales denses le long des rameaux de l'année. Selon les cultivars, la couleur varie du blanc pur au rose lilacé en passant par le carmin soutenu. Lorsqu'elle couvre de grandes surfaces en pleine floraison, elle teinte littéralement les versants exposés d'un rose-magenta intense, spectacle caractéristique des landes atlantiques en été.
Dans son milieu naturel, sa floraison s'étend de juin à septembre. En culture, elle est sensiblement identique, avec des variations selon l'exposition et le cultivar.
Elle exige un sol acide, pauvre, très bien drainé et un plein soleil ; elle ne tolère ni le calcaire, ni l'engorgement, ni l'ombre. Rustique jusqu'à -15°C environ, elle supporte mieux la sécheresse estivale que la plupart des autres bruyères européennes. Un léger taillage après floraison maintient un port compact et retarde le vieillissement des touffes.