Gymnosperme de la famille des éphedracées, Ephedra minima est endémique des Pyrénées et du nord de la péninsule ibérique, où elle colonise les pelouses rocailleuses, les éboulis calcaires et les crêtes venteuses exposées au soleil, généralement entre 1 200 et 2 400 mètres. C'est la plus petite espèce européenne du genre.
Elle forme un petit buisson très compact et arrondi, de 5 à 15 cm de hauteur seulement, composé de tiges articulées, cylindriques, d'un vert vif à vert-gris, totalement dépourvues de feuilles visibles, réduites à de minuscules écailles aux nœuds. Ce port strictement aphylle, presque minéral, lui confère une silhouette singulière, à mi-chemin entre la plante vasculaire et l'arbuste de garrigue, immédiatement reconnaissable dans les pelouses d'altitude.
La fructification est son moment le plus spectaculaire : les cônes femelles mûrs se transforment en petites structures charnues d'un rouge vif éclatant, ovales, regroupées en nombre au cœur du buisson, contrastant de façon saisissante avec le vert des tiges. Ce n'est pas à proprement parler une floraison au sens habituel du terme, mais la fructification estivale, de juillet à août, constitue l'ornement principal de la plante.
En culture, elle demande un plein soleil absolu, un sol très drainant, calcaire ou minéral pauvre, et supporte parfaitement la sécheresse. Totalement rustique dans les conditions pyrénéennes, elle est peu exigeante une fois installée et constitue une curiosité botanique de premier ordre pour la rocaille alpine.